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Les outils du mois

Chaque mois, découvrez de nouveaux outils pour faire du décodage biologique et suivez en direct mon travail d'auteur. Ce mois-ci : symphaticotonie/vagotonie.


Le système nerveux autonome et périphérique du corps humain, qui gère toute la vie organique et végétative, est double. Il est composé d'une part du système orthosympathique, dit aussi sympathique, d'autre part du système parasympathique, dit aussi vagotonique.

Le système neuro-végétatif est l'employé du cerveau inconscient, l'exécutant de nombreux programmes biologiques automatiques. Il se compose de deux parties : le système orthosympathique ou sympathique (pédale d'accélération) et le système parasympathique ou vagotonique (pédale de frein). L'organisme humain vit en alternant les fonctions des systèmes sympathicotonique et vagotonique dans un rythme fondamental pour la survie, correspondant aux alternances jour-nuit, activité-repos. C'est aussi le cas pour les animaux, les plantes et tout objet.

Tous les phénomènes biologiques du corps humain sont gérés par le système nerveux autonome soit en termes de sympathicotonie soit en termes de vagotonie.

La sympathicotonie est une sensibilité spéciale de l'orthosympathique. C'est le moment où le système sympathique prend le dessus sur le système vagotonique et préside à l'action dynamique, aux mouvements, aux réactions de survie.

Le sang afflue au cerveau, au système circulatoire, aux poumons et aux muscles. Le sang quitte le système digestif et la peau. Les mains sont froides.

Les caractéristiques de la sympathicotonie sont l'éveil (voire l'insomnie si cette situation perdure pendant la nuit), l'amaigrissement (l'organisme puise dans ses réserves pour agir), l'absence de faim et d'appétit (il y a d'autres choses à faire plus importantes que manger : se battre pour survivre, chasser…), la froideur des mains et des pieds (tout le sang afflue vers le cœur, les muscles et le cerveau), l'hypertension, l'hyper stress (quand la survie est en jeu), les conflits actifs. C'est le moment de l'action, de l'activité, au 21ème siècle celui du travail manuel ou intellectuel, du déplacement en voiture, à vélo ou à pied, du sport.

Un être humain en conflit actif est en sympathicotonie dans la quasi-totalité des cas (sauf rare exception comme par exemple lors de la nécrose des corticosurrénales, qui est une maladie qui fonctionne à l'envers des autres).

Le mot « sympathie » vient du grec « sympathia » = participation à la souffrance d'autrui. Il y a donc de la souffrance dans la sympathicotonie. On ne peut pas y rester trop longtemps. On a besoin de repasser régulièrement en vagotonie pour laisser le corps et l'esprit souffler un peu. Sinon seule la maladie pourra nous contraindre au repos forcé. La maladie est donc la solution qu'a trouvée le corps pour obliger l'être humain à se reposer quand il est prisonnier d'un état de sympathicotonie qui perdure.

La vagotonie est une sensibilité spéciale du système parasympathique, qui prend alors le dessus. Elle est régie par le nerf dit « vague » qui préside aux réparations, au repos.

Le sang quitte le cœur, les poumons, les muscles et le cerveau. Le sang afflue vers le système digestif et la peau. Les mains sont chaudes.

Les caractéristiques de la vagotonie sont la fatigue, la douleur, le sommeil, la faim et l'appétit, la prise de poids (après la prise du repas principal), la chaleur des pieds et des mains (le sang afflue vers la peau et les extrémités pour nourrir toutes les parties du corps), l'hypotension, la détente, les conflits solutionnés, la réparation des tissus (avec de la fièvre parfois). C'est le moment du repos, de la récupération et de la digestion, pour être aussi fort le lendemain et pouvoir repartir en sympathicotonie.

La fatigue est ressentie, qui oblige l'organisme à se reposer afin d'être aussi performant le lendemain.

La douleur est ressentie, qui oblige l'organisme à rester au repos afin de se réparer et de redevenir performant le plus vite possible.

La mémorisation des expériences s'effectue, afin d'être plus performant dans le futur sans devoir passer par un réapprentissage.

Le mot « vague » vient du latin « vagus » = vagabond, qui va çà et là, qui va à l'aventure, errant, flottant, inconsistant, ondoyant, indéterminé, indéfini. Le nerf vague a été nommé ainsi à cause de ses nombreuses ramifications, sans ordre apparent. La phase de vagotonie est, elle aussi, à double sens. D'une part on croit qu'elle signe la guérison puisqu'il y a solution des conflits qui étaient actifs lors de la sympathicotonie. Le corps se nourrit et se répare. Il panse ses plaies. Il soigne ses bobos. Mais cela ne va pas toujours sans mal. Les œdèmes sont parfois au rendez-vous et les infections sont actives sous l'impulsion des microbes.

Paradoxalement, c'est à ce moment bien souvent que le docteur nous diagnostique comme étant malades. Nous croyons alors que nous sommes malades, alors que nous sommes en fait en train de guérir. Mais cette guérison peut prendre des formes plus ou moins longues et douloureuses en fonction de l'importance de l'hyper stress, du conflit actif qui a précédé.

Comme tout dans le corps humain, les maladies sont elles aussi caractérisées par une évolution en deux phases : d'abord la phase de sympathicotonie ou de conflit actif, ensuite la phase de vagotonie ou de conflit solutionné.

La vagotonie, qui a lieu durant la phase de réparation qui suit la solution d'un conflit biologique, nécessite de faire comme le loup blessé : on lèche (on nettoie) ses plaies puis on met son corps au repos absolu, l'esprit léger, jusqu'à la totale guérison par réparation des tissus lésés. Ainsi on ne permet ni mouvement ni excitation qui risqueraient de stopper le processus de réparation du corps.

Lorsqu'on est en vagotonie, au lieu de se battre en permanence contre sa maladie – ce qui équivaut à se remettre en permanence en conflit actif – il vaut mieux rentrer calmement au fond de sa maladie (au fond de son lit) comme un loup blessé et laisser se faire les réparations dans le corps en dehors de tout stress, profitant de cet épisode de paix pour vivre d'heureux moments et faire de nouveaux projets pour se régaler une fois qu'on sera complètement guéri.