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Les outils du mois

Chaque mois, découvrez de nouveaux outils pour faire du décodage biologique et suivez en direct mon travail d'auteur. Ce mois-ci : la génétique.


En tant qu'êtres vivants, nous recevons des informations dans nos gènes lors de notre conception. Ce fonctionnement est complexe. Dans nos chromosomes, il y a un certain nombre de gènes codifiés, mais en plus c'est un système en réseaux, c'est-à-dire que les gènes font des interconnexions entre eux, cela fait donc des milliards de combinaisons possibles.

Quelle est la raison profonde des mutations ? Quel est leur sens ? La vie est une succession d'instants de survie. Donc, à chaque instant, le cerveau inconscient de chaque être vivant sort le programme biologique de survie le plus adapté. Quelquefois, il faut changer de programme.

Quand, dans une génération donnée, un parent, dans son expérience biologique de survie, trouve sa solution gagnante, qui est une autre que celle de son code biologique archaïque de survie, cela va créer une mutation des gènes chez son enfant. Cette mutation, qui ne s'est pas faite au hasard (gain de chances de survie), fera désormais partie du programme génétique de l'enfant, qui n'aura pas à en faire l'apprentissage, il aura la réponse génétiquement en lui. La mutation se fait en une génération. L'acquis du parent devient l'inné de l'enfant.

Les généticiens en déduisent qu'il y a des maladies génétiques. Mais en réalité, l'expression génétique n'est pas la cause, c'est la conséquence. C'est en réponse à un conflit biologique de survie que cette expression génétique s'est transformée et est devenue plus performante qu'avant, afin qu'elle soit utile aux générations futures. Si les gènes sont normaux, les cellules du corps expriment le programme normal et il n'y a pas de maladie. On peut donc dire que toutes les maladies sont génétiques (même si les généticiens n'ont pas encore trouvé les expressions génétiques de toutes les maladies), mais la modification de l'expression génétique est la conséquence du conflit biologique de survie et non la cause de la maladie.

Tout est génétique = rien n'est génétique. On peut toujours faire muter un gène, modifier une connexion entre les gènes.

Il n'y a pas de changement pour les êtres humains depuis 6 millions d'années, il y a seulement adaptation pour la survie au sein de l'espèce. L'évolution est en fait, à chaque instant, une sur-adaptation à la survie.

La génétique ne tolère pas les grandes mutations. Si la mutation est trop importante, cela fait un chamboulement trop fort et l'individu disparaît. On évolue donc par petites touches, à coup de petites mutations, en gardant les caractères forts de l'espèce. De parent à enfant, la mutation est très légère. Après de nombreuses générations, l'individu finit par être très différent de l'individu initial.

Nous faisons partie d'une chaîne génétique qui nous relie à tous nos ascendants et nos descendants. Chacun de nous est la preuve vivante de toute la réussite de tous nos ancêtres depuis la première génération d'humains jusqu'à nous sans qu'aucun d'entre eux n'ait raté la transmission de la vie. Merci à tous mes ancêtres. Je dois moi aussi réussir ma vie, sinon c'est faire injure à toute ma lignée de sang.

Tout est génétique ? A la lecture des dernières découvertes de la science, on pourrait être tenté de répondre oui à cette question. Les chercheurs arrivent petit à petit à trouver le lien entre tous les éléments d'un être vivant et ses gènes, comme si tout était déjà dans la matrice. A l'étude du sens de la vie qui dépend du projet inconscient des parents et de l'héritage généalogique, on pourrait aussi être tenté de répondre oui, comme si les gènes finalement étaient une sorte d'acte notarié qui répertorie tous les programmes d'un être vivants. Le cadastre de la matrice. Mais la réponse à la question est négative. Même si une bonne partie de notre vie est inscrite déjà dans nos gènes, tout n'y est pas. Il manque ce qui va nous être transmis par l'éducation, ce qui résultera de nos expériences, de nos conflits personnels, et ce que nous parviendrons à modifier dans le cadre d'une optimalisation des processus de survie et d'une déprogrammation à but thérapeutique (par exemple pour guérir d'une maladie chronique). Les gènes qui nous sont transmis par nos parents et notre arbre généalogique sont une (bonne) base de travail, qui représente l'état d'avancement des solutions de survie les meilleures pour nous à ce moment-là et elles sont un travail encore ouvert, un work in progress.

Le sens de la vie de chaque être humain est de recevoir des gènes de vie de ses parents, de les faire progresser et de les transmettre à la génération suivante.